Le Temps prenait de drôles de formes par ici... il se prenait pour lune ou être humain... Dès lors, Elisa changea de visage et devint Hyène. Encore que d'un point de vue allotropique, c'était aller s'aventurer un peu vite dans les moindres méandres de l'éventail des possibilités... D'après le dictionnaire Petit Robert que j'ai ici, le mot allotropique fut inventé par un chimiste suédoi(gt)s du début du XIXème siècle qui se nommait Berzélius, et outre l'aspect à forte ( non pas poitrine mais à forte ) puissance évocative de ce nom, qui évoque aussi bien le temps magnifique de l'alchimie que celui de la chimie moderne, allotropique désigne un phénomène de structure en vertu duquel un corps simple ( autrement dit formé par un seul type d'atomes ( Démocrite eut un fou rire, d'après Esope je crois, mais je n'ai pu trouver les sources le prouvant, quand il a imaginé plein de petits lui-mêmes en métaphore de l'atomisme, inauguré par son méconnu maître Leucippe de Milet, qui "estimait que toutes les choses sont illimitées et se transforment mutuellement les unes dans les autres, et que l'univers est à la fois vide et rempli de corps. » (Diogène Laërce, IX, 30) ) comme par exemple l'O2 (l'oxygène) ou comme le C4 (le graphite, forme allotropique du carbone avec le diamant )) ou composé ( composé de plusieurs types d'atomes donc ) peut se présenter sous plusieurs formes qui diffèrent par leur propriété physique ( systèmes cristallins, densité ) tout en gardant des propriétés chimiques identiques.

Donc, appliqué au phénomène qui se déroulait à 30 centimètres devant mes yeux, à savoir la métamorphose immobile du visage D'Elisa en Hyène... on pouvait penser également, que le visage ait changé mais pas la personne psychologique...

Et ce fut le cas quelques secondes... 7 ou 8 des 30 de la métamorphose entière du visage, les cheveux exceptés...

Hyène complètement arrivée me dit alors :

"_...Tu crées donc des êtres faits de mots, de pensées, de lueurs et de rêves.

_Oui, répondis-je, par je ne sais quel prodige.

_Les plus agiles sont fait d'interjections, peut-être sont-ils dangereux ?

_En existe-t-il ?

_ Mais tous ces mots devenus vivants

_Tu me flattes.

_Et que tu fais vivre en un même monde, le tien,

_Le mien oui.

_As-tu prévu pour eux d'autres développements

_Oui

_Et leur bonheur futur?

_Tu viens de m'en rappeler l'idée,

_Tu es le créateur

_J'aimais bien démiurge étant plus jeune

_ Blown ou Blue,

_Oui j'aime bien Dr Blue et Mister Blown

_ L'équilibre en toute chose est respecté.

_Ah. Vraiment ?

_Je reviendrai observer tes dernières créatures blown,

_Avec joie Hyène,

_A moins que blue ne m'en montre plus.

_Hm...Que veux-tu dire par là ?

_Peut-être aurais-je envie d'en adopter certaines.

_Avec grand-joie Hyène !

_Bonne nuit créatrice des rêves qui eux mêmes deviendront créateurs

_Somptueux sacre Hyène ! Merci !

Il m'est arrivé de regarder les jours passer, du matin jusqu'au soir, occupé ici et là mais en tout cas pas à travailler. Des jours durant lesquels il me fut possible reprendre le Phil au passage, en tapis volant.

J'attendais le langage au tournant, avec sa bicéphalité et ses 2 langues fourchues :

LE LANGAGE

Et une décharge de yuans ça fait un sacré poids dans une épidémie boursière...

Je me disais : nous nous dirigeons donc  progressivement vers un conte, avec des lutins d'idées en lueurs, des personnages en pensées voire en interjections ( comme un...Hé! qui aurait des soucis métaphysiques ou qui serait garde-chiourme dans une république bananière, voire les deux, très intéressant les deux ensemble d'ailleurs), des lieux en rêves, du temps en mots,

"_des mots vivants... Dotés d'une vie propre dans la construction du récit... passé à la moulinette pleine de nons du Blown, du Blue, du Blownblue et du Phil... conducteur... 

Toutes ces entités subiraient quelques... évènements... en vue d'un bonheur..."

Je changeais d'idée-train.

"_Hyène, le bonheur individuel et le bonheur de la société ont quelque chose de... problématique, on l'a constaté à l'usage.

Et même démiurge, belle animale, je ne suis pas sûr de pouvoir faire respecter l'équilibre, mais... seulement relater le déséquilibre... quoique parfois je me dise qu'un (dés)équilibre entre l'équilibre et le déséquilibre puisse embrouillaminer tout cet amoncèlement baroque.

Quoiqu'il en soit, les évocations entre hyène et moi semblaient invoquer d'étranges circonvulations luminueuses, esquisses des idées-personnages dont nous parlions ici... circonvolutions dont une... fée... me fit entendre la description par sa douce voix à l'intérieur de mon âme dès lors vibrionante... : "Un pas fugace, une prestance, un parfum, bientôt une ombre...Notre coeur chavire, notre esprit s'envole...Subjugué, nous devinons un univers aussi impénétrable qu'envoûtant...On s'essouffle en pensées, en imaginaire, et l'ombre défile toujours, sans un mot, sans un regard, avec une indifférence presque insolente... Elle s'évapore bientôt, emportant avec elle cet horizon flou et prometteur, cet halo de mystère et toutes nos prières..."

Puis je m'évanouis... comme...bloqué. Bloqué.  ...par la vision... je me vis  m'effondrer aux pieds de la Sagesse... mais dans une poussière de sécheresse, en plein jour, caniculaire, en quelque désert comme Gobi, Namib, Atacama ou u-blog... La géographie associée au délirium occurrant parfois en moi une sorte d'extase corporelle que j'avais bien du mal à expliciter...

Je me souviens de cette image du globe... cette émotionnelle décharge de l'Eternité... Et cette femme apparaissant entre un aveuglant rai solaire le long d'un miroir anamorphosant, me caressant le visage, les aberrations chromatiques orangées interrogeant son visage étincelait ce bleu céleste sublime, en me faisant parfaitement comprendre qu'elle était pleinement synchrone avec/dans ce champ de galops d'écumes neuronales......

Extasiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh.................

..............Chblong ! ( Tiens un chouka )

"Oral-B professionnal care, votre sourire est notre vocation"

Oula...

Le Blown venait de prendre un métro en chocolat qui déboula en patinant comme un débile sur la tartine de ce petit péruvien, aux yeux ocres de la terre aride et désolée...

"MAUDITS ! MAUDITS ! SOYEZ MAUDITS !" fit-on dire à Jacques de Molay ( mots laids ? ), puis je devins écriture d'un des 200 000 feuillets de Gottfried Wilhelm von Leibniz quand il examinait dans un estaminet le Ying et le Yang chinois, et les Upanishad...

... j'aurais voulu penser toute la Création dans un éclair bleu, ce doit être fabuleux... sans oublier... l'abolition de la compétition, l'exercice de la joute réthorico-poétique, et le bonheur des peuples... et le bonheur des êtres...

Je m'étais dit une fois que si l'on parvenait à... extrapoler... l'avenir scientifique, ou à dégager des lignes de champs de force du débat pour ...on n'aurait plus qu'à...

Noir complet.