Accélération du vérisme cadavérique. Accélération des arcs-en-ciel de la mort.
Prends fleur, les troupes s'amoncèlent sur les couches d'idées.
Les reins puent.
Le sol fonce.
Tu ramasses des bouts de ciel fondus tombés au fond des temps.

Tu sais... je te parle en rêve.
Tu ne sais pas qui tu es.

L'accident est très très robuste. C'est un bolide sphérique, musculeux, souple et métalloïde.
Il est ingouvernable et autonome.
Il n'est pas humain, il se constitue des choses lorsqu'elles s'entre-dévorent.

Le langage lui-même, malgré sa double-tête et ses deux langues fourchues, ne peut que l'observer se constituer, béat d'incompréhension pétrifiée.

L'accident est ubiquitaire, chaotique, et aussi spectaculaire que macabre.
Aussi beau qu'horrible.

Les tremblements sont bus.

Il y a une armée de mathématiciens, la plus studieuse des armées, qui s'approche de la maîtrise de l'accident.

Le langage pourtant, ne dit jamais son dernier mot. Une nuance en lui, éclaire... l'impossible.