(écrit le 13 novembre 2006 à 3h30 du matin, durant une forte angoisse )

Tenter son humanité quand le consensus
Est à l'expression forcenée de l'individualité
Pour ne pas se noyer dans la masse

Paradoxe vital, Gigamort
Faux enjeux : chacun est déjà unique, nous sommes déjà une masse.
Oui oui mais faut refaire, ça crée de l'économie.

Comment pourquoi être, un et Un...

Les tentacules de l'esprit dans ses potentialités concrétissées...
Le concret c'est la guerre, l'argent et LES pouvoirs.

Même la Poésie est dépassée, la mienne en tout cas, il faut bien l'avouer.
Je vais finir par produire des rapports économiques.
Je tomberai dans l'infini des incertitudes.

L'écologie ? ben voyons qu'est ce qu'on en a à péter de notre bio-contexte, il crève mais pas nous. Ben non pas nous hein.

Poésie dépassée...
Qu'est-ce que la nominalisation pourrait contre ça ?
A-t-on le temps de nominaliser ? les digues sont rompues, le barrage a cédé, le monde s'est déversé sur lui-même. Tsunami.

Où était-il cet océan ?
Dans l'aveuglement, dans le fait de gagner sa vie.

Rétroaction des outils ( giga-outils ) de l'homme sur lui-même, comment dirait Coppens.
Boucle civilisationnelle, vague scélérate.

Mur.

Je maîtrise rien depuis 20 ans. Rien. Aucune emprise sur ma réalité.
Elle fout le camp, je suis je suis pas, elle s'en branle, et là elle veut m'caner.
Salope.

C'est dans Amen, de Costa Gavras, le prêtre catho se rebelle contre son pape, finit avec les juifs dans les chambres à gaz, parce qu'il ne comprend pas,
Ce génocide accepté, industrialisé, par une nano-élite.

Comme un poète jamais reconnu qui meurt avec son peuple.

Allez, c'était bien...
Salut.