Vers la presqu'île des nuits
A la faim de ces heures
Passe ton ciel entre vos pleurs

Nervures...

L'élan du coeur fossilisé par les aurores
L'élan du corps articulé par les horreurs
Tu te consumes

Les vagues de ciel mauves en roulant s'ourlent d'orangé
La Liberté fuit : c'est un homme étrange, seul au bureau
Dont le labeur est honni de tes moeurs

Tu promets que, libre, sur une belle plage, un peu folle
Tu tomberas morte amoureuse de ses crises de peines
Qui te chassent, ou t'attirent

On t'insémine qu'avoir un objectif n'est pas chrétien
Mais ta religion vole de son propre coeur
Là où les fragrances bruissent des soyeuses rougeurs des framboises lunaires...

Tout ton temps þerce les issues
Lovées lascives parmi les possibilités
Tu te crashes,

Dans le fruit de l'une de tes larmes
Quand tu qries le bonheur
D'être en vie, alors, aux confluents

Paumés, sûre face à tes responsabilités,
Ces espérances, sur tes ailes porteuses...
Ces fruits jaunes et rouges de saison

Le désir juteux que vos baisers flambent
Sur le cours de ses bourses
Sur ta zone eurogène qui se þerce, exécutée, électro-cuttée

Tu es son ordre belle esclave
Quand tu t'es donnée, criminelle, pour la deuxième fois.
Vos destins, Vos personnes se dissolvent se résolvent en cet acte

Vos rêves de peaux p(r)êchent, par trop illicites
Vos organes, rubescences à l'envie, empoisonnés, sollicitent
Le ciel deux; vos sueurs...

***

Êtes-vous sûrs que ce qui vous norme

Tiendrait le coup le temps de

La naissance de votre âme, en libre fuite,

Quand disparue, elle... ressucite...