Je pensais que j'étais mort,
Les vacances de la tête poudroyées haut dans le ciel,
Les petits haïtiens mangeaient leur terre mère cuite
Peinte en rouge,
De la chambre d'état à la morgue.
Et puis fin de l'onirisme.
Comme une coupure du ciel bleu au cutter. D'où perlerait du sang.
Les camions partaient de l'aérogare au petit matin, soleil levant.
Nous étions 6 milliards 6 sur la Terre, c'était le 22 avril 2008, vers 21h hier soir.
Les gens avaient peut-être peur de finir dans leur rue, sur cette Terre qui pesait
10 000 000 000 000 000 000 000 000 de tonnes, qui tournait sur elle_même à 1683 km/h,
et filait sur son orbite de révolution à plus de 100 000. En flottant dans le vide et en
étant traversée de part en part par divers types de neutrinos.
Syd Matters chantait une douce folie triste.
J'ai déçu toutes mes reines. Sauf une peut-être...
Les quotas d'Hortefeu continuaient à me dérouiller la morale politique.
Les gens comptaient leurs détails, bien obligés, pour vivre.
Je connais une France qui nage dans son absence métapsychologique.
Je connais un monde qui n'existe pas.
Avec le drapeau chinois sur l'élysée.
J'ai compté les gouttes de la Loire, elles m'ont montré des images de toi,
que j'ai offensée de ma frustration, tes paupières roses, ta liberté couleur chair,
les mots qui restent doucement doux et sans réponse. Sublime jeunesse...
Le lecteur qui essaie de suivre et qui ne comprend pas, qui en a marre qu'on ne lui parle de lui.
C'est fait, Blownblue one point. Blownblue qui s'immisce dans son propre docufiction onirico-réaliste,
sans prévenir, Paf le chien Blown. Blown le chien.
Les TGV les AGV continuent leur lente route immuable,
Les classiques de tous bords continuent à vivre dans les corps d'élite choisis,
Le reste du commerce cherchant encore à griller les derniers neurones de ceux qui croient que la beauté dure toujours,
pleine de rouge, de fuseaux, de longues jambes et de permanentes sur couleurs, noires,
avec des yeux de tueuse.
Et celui-là est-ce qu'il a du fric, se demandent les suiveurs.
Plus beaucoup, répond-il, bientôt c'est la grosse galère à Dondon où personne il t'aidera.
Y a d'abord 37 pays entiers à tirer de la famine.
Le Tiers monde avait faim, mais... faut-il ou non boire 1 litre et demi d'eau par jour ?
Le pétrole va-t-il casser le transport qui paralysera l'économie et nous ramènera à ce localisme avant-coureur que personne n'avait vu venir, en pleine nuit ?
Blown se posera-t-il encore des questions quand tout le monde sera parti chercher à manger ?
Hey Blown, relève ton museau, c'est les infos là, faut manger des infos.
Hein ?
Mais... et la question humaine alors ?
Ben... la question humaine tu comprends, ce sont les histoires qui la modèlent.
Les histoires sont les corps dont nous sommes la somme des pensées dépensées.
Corps anecdotique en avance sur le nôtre, car déjà de nature il a changé, tout électrifié,
derrière un oeil rectangulaire et cyclopéen de verre... qui te regarde... sans mot dire...