209 - Feu flou bleu

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Je n'ai pas pu penser la sexualité du monde actuel, en tant qu'entité humaine globale, et potentiellement totémique, autrement que comme un système de fonctionnalités. C'est sec, c'est peut-être ressemblant à ce que je suis. Plutôt à ce que je vis, et vois...

Il n'y a aucune invention réelle fondamentale, comme l'immatérialisation du corps par exemple. Il n'y a qu'un temps, mineur minier des êtres, et qui tend vers... l'arbitraire des cieux idéaux... carrefour cauchemardesque du fonctionnement justement, parce qu'il est à priori incohérent de vouloir humainement son ciel alors que tout le trésor est en soi. Bien sûr, une multitude, presque tout le monde, tente ce ciel. Pense-t-on la cohérence de ses propres altitudes-profondeurs ?

Tenter ce ciel, c'est tuer l'autre, ou, plus insidieux encore parce qu'on ne s'en rend compte que vers la fin : tuer son contexte vital.

Je suis un esprit chagrin. Je dis toujours : attention à cet obstacle, attention à celui-là. La solution des détails qui empêche notre envol est la condition du magique, du rêvé concrètement réalisé, sans trop de dégâts.

La question des dégâts justement. Il y a eu dans les histoires humaines multiples des dégâts parfois importants que le temps a fini par moralement justifier, dans une sorte de révisionnisme tranquille, presque de connivence populaire, comme ces communistes qui vénèrent encore Staline pour son embellie géopolitico-économique malgré 20 millions de morts. Quand il n'y a pas de dégâts au contraire, la chose coulant de source , le problème étant réglé justement, il passe à la trappe des faits marquants. Entre ces deux niveaux de dégâts, il y a le tout venant de la vie, les uns et les autres y apportant l'importance relative à leur propre relief d'être... on appelle ça justice...

Quoi je parle pour ne rien dire, je me dilue dans ma logorrhée ? Tout le monde s'en fout, tout le monde se casse de partout en même temps de toutes façons, alors hein...

Et puis je creuse bordel. J'ai découvert qu'il fallait que je creuse, après 15 ans, que dis-je 19, 25 ans d'essais balistiques infructueux. Maintenant, en plus, il faut que je creuse bien. Hé ben ça s'apprend, merde. Il faut du temps... Mais je pense que ça ira plus vite que la théorie. Parce que là, on voit les chaines causales ( s'il y a quelqu'un qui sait penser autrement qu'en chaines causales ici, je veux bien qu'il m'apprenne ) des fonctionnalités vitales justement.

Et puis la fatigue des actes de la journée de travail, voire des obligations disons domestiques, et familiales, a un côté anesthésiant salutaire, sorte de morphine, d'antalgique animico-coporel naturel. Ça aide à vivre d'arriver à souffrir de manière raisonnable...

La fonctionnalité n'a guère de morale, si ce n'est celle de sa propre conservation, et encore si cela, et seulement si cela sert une fonctionnalité supérieure.

Ni morale, ni invention donc ni sentiment ni futur, collectivement et/ou individuellement ( il y a toujours des artefacts, parfois salutaires :)). Juste, quasiment toujours, des actes, et de l'être présent. C'est assez aride comme résumé intellectuel du monde, des choses, de la vie, tout ça... Je crois que c'est pour cela que j'ai depuis quelques années ce sentiment de vide, cette image du désert auquel je comparais le monde des blogs... Même s'il y a eu un indéfectible attachement, ici et là, comme des ilôts dans le pacifique ."Gémir n'est pas de mise... Aux Marquises...(Brel)"

Il faudrait peut-être un idéal à donner à l'âme elle-même ( si l'au-delà de la pensée n'est pas le corps, condition importante...). La pensée est un corps des possibles, dégagé de certaines contraintes... C'est un corps, malléable, destructible, assassinable (Le gros problème d'ailleurs, c'est que le corps suit l'esprit... ). C'est un corps. Spatio-temporellement, il est l'instantané. Penser un au-delà de la pensée, comment serait-ce possible... Je pense que c'est comme le corps qui travaille pour vivre, et qui peut donc ensuite penser : la pensée doit se travailler son immatérialité, pour se découvrir un au-delà, un artefact. Il n'y a que la profusion qui permet cela semble-t-il... La loi des grands nombres... Les grands nombres : quand une chose arrive à devenir une quantité de l'ordre du milliard, du trillion ou plus, il se passe des choses inédites que cette chose en grand nombre ne connaissait pas avant à propos d'elle-même...

Just do it, comme disait l'industrie du concept... Et maintenant en plus : pense-le, ton just do it... Le Tiers-monde a toujours faim...

mardi 17 juin 2008 à 13h12 par B l o w n b l u e dans 529



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