C'est le monde qui parle du monde au monde.

C'est le monde qui se tend un miroir.

Pour s'expliquer qui il est. Se révéler. Voir son visage.

 

La justesse de l'image rendue demande un état d'esprit particulier, oscillant du cauchemar à l'extase, découvrant l'immondice et le merveilleux, pour ne plus finir que dans un état... étrange, hybride; non pas froid comme les altitudes du vrai, mais... humain, finalement.

C'est un état de paix; l'inconscient travaillé depuis des lustres y donne sa mesure; le miracle naît.

Une fois le miroir tendu, quoi ?

Pour ce qui est des lecteurs éventuels, on espère simplement que la paix se transmettra.

Pour l'écrivain, l'écrivant, les cris vains du vent :), il n'y a ensuite plus qu'à recommencer. Le monde et la vision qu'on en a évoluant toutes deux avec le temps.