9 lunes sont passées; toujours pas d'inspiration.

L'impossible est si pertinent qu'il n'y a que la volonté de lui river son clou qui permette de parvenir à quelque réalité, ne serait-ce que par une écriture désarçonnée.

Baveuse.

Faible.

9 lunes, à la Merlin, quand il a fait appel au dragon pour  transformer le corps d'Uther ( je crois que ça s'écrit comme ça )  en celui de son ennemi afin de tromper la femme de celui-ci, Irène il me semble, qu'il désirait ardemment, jusqu'à la rendre grosse... du roi Arthur.

Où est Uther ? Où est Irène ? Où est Arthur ?

Dans quelle agonie émergè-je ?

Dans quel démantèlement de pôles sidéraux ?

L'univers est stationnaire selon certains esprits. Tout existe déjà, comme dans le monde des idées de Platon, donc il existe une réalité où tu es millionnaire, ou une autre où le monde est heureux. Simplement l'esprit, les esprits choisissent individuellement le chemin qu'ils décident de prendre parmi l'enchainement des possibilités permettant d'atteindre cette réalité idéale.

Seulement, quid de l'aventure du roi Arthur; nonobstant l'inconvénient éventuel que l'histoire soit imaginaire, elle se déroule dans le passé, et le facteur temps est capital dans le monde stationnaire : tout n'est pas possible tout le temps, le temps gardant certaines de ses impossibilités, comme le retour en arrière; alors certes il est prévu que le roi Arthur ressucite d'ici peu, mais quand même : dans quelle série de choix spirituels individuels ?

Quel bordel.

De là à dire que cela n'est d'aucune importance et d'aucun intérêt pour payer les factures ou poser des rideaux.

9 lunes et des refus : une implacable rangée de refus de l'esprit devant le moindre de ses élans.

Tout fonçait dans un mur, simple, permanent, radical : non.

Non.

Non.

Non.

Non.

ça porte un nom docteur ?

La... nonite aigüe ? on finit nonce, nonne avec un esprit qui refuse la moindre de ses propres initiatives ainsi ?

Non.

On peut espérer quelque chose avec ça ?

Non.

Cache-toi, tu n'as plus d'espoir.

( soupir )

Ce texte m'aurait-il fermé toutes les portes cérébrales ? Je me suis désélectrifié du cerveau ?

Où est Arthur ?

Comment ça continue ?

Comment on se relève ?

Comment on ose écrire en se foutant de tous les critères littéraires et autres ? Comme ça.

Ta gueule le non. Fous-moi la paix.

Non.

Alors j'aurai ta peau.

Non.

On verra bien.

Non.

Non ?

Non.

Ok.

Non.

:D