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28 mai 2006

 

20 mai 2006 :

Ceci est la note 792 de ce blog.

Il va se passer un temps d'arrêt, j'en ai besoin pour construire quelque chose. Un temps d'arrêt mais uniquement dans le défilé des notes suivant le cours temporel habituel. Cette note va voir son contenu bouger au fil des jours. J'avais déjà fait cette expérience avec la détestable note 182. Mais contrairement à la note 182 où le contenu changeait radicalement de manière désordonnée, ce qui la rendait très pénible à suivre, là vous aurez un journal sur quelques jours, un nombre indéfini de jours, sur la même note.

Néanmoins, vu le sujet de la note, ça risque de devenir assez barbant. Je ferais en sorte de ne pas trop l'être. Je vais essayer d'expliquer les choses.

Je pourrais simplement disparaître durant ces quelques jours et travailler à ce sujet pour revenir ensuite avec un truc tout fait, mais il manquerait quelque chose à ce semblant d'oeuvre que j'essaie d'édifier.

Ça fait très longtemps que j'y pense et il est temps de s'atteler : unir le texte et la programmation.

Je vais donc parler pas mal programmation. Et en détail. En tenant compte de ceux qui n'y connaissent rien, ça va de soi.

Il est grand temps de faire cette place à la programmation, après 792 notes de blog et 15 ans de pratique textuelle solitaire.

Par ailleurs, cela rejoint une sorte de vision, d'image que j'avais eue il y a environ 6 ans, et qui était l'entrée très douloureuse d'un poète amoureux et nu dans un cyborg, symbole de la cybernétisation de l'humanité.

Je posterai et reposterai cette note tous les jours à 23h23.

A plus tard

 

 

21 mai 2006 :

Je veux un livre programme.

Comme je l'ai écrit ici, l'idéal serait une sorte de texte-chanson-logiciel autonome. Mais bon, là aujourd'hui je trouve ça légèrement léger :)

On va s'arrêter pour le moment à un livre-programme.

J'ai prévu de faire ce livre, "Compossible", en 529 ( 23h23, 23²=529 ) parties. J'avais envisagé que certaines d'entre elles profitent du fait de ne pas être sur un support papier mais sur un support électronique, animé donc. ce qui peut permettre au texte de bouger, et d'intégrer ce qu'il ne pouvait pas jusque-là, à savoir le mouvement. Le mouvement, on pourrait presque dire la vie :D.

Jusque là ça a l'air très carré.

Après ça le devient nettement moins.

En plus du mouvement, le support électronique peut apporter du son, des images animées, de l'intéractivité, voire même une impression d'intelligence.

On se rapproche alors beaucoup des caractéristiques du jeu vidéo.

Mais voilà, à la différence de ceux-ci, je veux rester cantonné à l'écrit. L'écrit tel que je l'ai pratiqué jusqu'ici dans ce blog. Autrement dit, je ne peux guère utiliser ces nouvelles ressources électroniques pour autre chose que le prolongement de l'écrit tel que je m'en suis servi jusqu'ici, à savoir... se connaître un peu mieux, prendre conscience des choses, communiquer, exorciser ses peines, exprimer son émerveillement, etc. Une fonction des plus humaines, dans laquelle j'avance très lentement. L'avancée sur fin sur le fond des choses telle que je la pratique depuis des années nécessite un temps de méditation impressionnant. Presque asocial; presque. Et n'allez pas croire que la programmation est si différente de l'écriture classique. Pour moi ce n'est qu'un prolongement. Il y a simplement des règles un peu différentes. Une automatisation de certaines manières de penser.

Une automatisation, le mot damné est lâché. L'alliage du texte libre, pour ne pas dire poétique, et de cette écriture automatisante est donc à priori contre-nature. La nature éternellement libre et renouvelée de l'une et la nature éternellement répétitive et prédéfinie de l'autre font que c'est absurde de le tenter.

Pourtant c'est que nous vivons à l'échelle globale. Nous vivons avec la machine. Et de plus en plus.

De là deux attitudes sont possibles. Ou bien on se retranche dans la nature de l'écrit classique, considérant que c'est la seule et dernière de garder encore un peu de la pureté originelle de ce que nous sommes; ce que j'ai fait jusqu'à novembre 2004, début de ce blog, et c'est tout à fait honorable et défendable ( et puis ça ne nécessite aucun courant et paiement d'un abonnement internet ) ; ou bien on tente l'hybridation impossible ( et à vrai dire on est déjà dans ce processus en blogguant, simplement, on n'en utilise pas toutes les ressources ( hé oui, vous ne le saviez pas mais nous sommes assis sur un volcan de créativité :D ).

Le blog, l'internet, nous a mis en réseau, les uns et les autres. Mais à discrétion, suivant nos envies, nos humeurs. Cette hybridation-là, jusque là, semble respecter, voire même faire avancer notre humanité sur son propre chemin.

...

Que donnerait une automatisation plus ou moins grande de l'écrit libre ? Quelles formes cela prendrait-il ? En quoi ces nouvelles formes nous permettraient-elles d'avancer encore un peu plus sur ce chemin ?

Il faut que j'y pense encore, et vous en ferai part un peu plus tard.... mais je pense qu'il faut axer la réflexion sur deux thèmes :

1 ) a quoi nous servent nos écrits, quels sont leurs sujets, leurs thèmes...et quelles sont les caractéristiques de la ou des forme(s) que cela prend.

2) Qu'est ce qui est automatisable, et quelles formes le mouvement et la mise en réseau des textes et de leurs auteurs-lecteurs peuvent-ils donner à un texte jusque-là statique.

 

( songeur... :)

 

 

22 mai 2006 :

Le résultat.

A la réflexion, le résultat enfin de compte sera toujours du texte.

Simplement il peut y avoir deux niveaux.

Premièrement, il y a comme je disais hier l'ajout du son, de l'image, de l'intéractivité peut-être aussi mais là je ne vois pas encore bien comment, et, last but not least, du mouvement, dans le texte même.

Deuxièmement, générer un texte de manière automatique. Avec éventuellement intégration du niveau précédent.

Le premier niveau peut se faire encore "à la main". Avec flash mx notamment, comme ici (pardonnez le rudimentaire de la chose, je maîtrise mal cet outil ).

Semi-digression : en cherchant l'exemple en lien ci dessus, je suis aussi tombé sur ça, que j'avais oublié, et qui me rappelle ... la génèse humaine du texte... fin de la semi-digression.

Le deuxième niveau lui est bien plus théorique.  Il suppose que le logiciel pourrait établir déjà, à priori, un texte statique. 

Ça existe déjà, on appelle ça la littérature générative. Il y a même un monsieur, qui s'appelle Jean-Pierre Balpe, éminent professeur à Paris VIII, qui travaille là-dessus depuis des années. Au passage je remercie le u-blog abcpoesie de me l'avoir fait connaître. Le mariage de l'informatique/cybernétique avec la littérature existe déjà depuis plusieurs décennies. Je ne connais pas encore d'exemple par contre avec le son et tout ça. J'imagine que ça a déjà eu lieu. Il paraît que tout existe déjà de toutes façons lol. Mais bon. Ça n'empêche pas de s'y intéresser et d'essayer de faire quelquechose de personnel, bien au contraire. Il y a eu des siècles d'écrivains avant nous et ça n'empêche pas que chacun ait besoin d'écrire ses propres textes.

Pour la génèse de textes animés, ça doit être un truc de folie dure mais bon, au point où j'en suis hein... :)

Voilà pour aujourd'hui. je vais un peu le tour de ce qu'il y a ici et là sur le sujet et je continue plus tard...

Un petit texte du maître : http://www.sitec.fr/Users/akenatondocks/DOCKS-datas_f/collect_f/auteurs_f/B_f/BALPE_F/textes_F/BALPEtheo.htm

 

 

23 mai 2006 :

J'ai repris le boulot aujourd'hui, je fais mon préavis, pour quelques semaines
Boulot extrêmement répétitif, presque mécanique, machinal.
Je suis content de ne pas m'y enterrer

L'alliage homme-machine existe depuis l'industrialisation...

L'état d'homme-machine lui, depuis l'esclavage. Des millénaires donc...

Le projet lui-même, je n'ai guère pu penser qu'aux grandes lignes aujourd'hui

1) Décrire ce qui se passe quand on écrit <-- 8 mots, c'est si simple hein ?
A défaut, décrire ce qui se passe quand moi j'écris.

2) quel langage de programmation employer... Java, C++, C, voire Php ou
la technologie asp.net ( je détaillerais plus tard ). N'allez pas croire
que je suis un expert dans tous ces langages. Je n'ai quasiment pas pratiqué
depuis deux ans. C'est un moyen de me refaire la main en même temps.

3) La base de données. Il en faut très probablement une, pour stocker les mots.
Et les caractéristiques grammaticales de ceux ci.

 

 

24 mai 2006 : 

Aujourd'hui, rien.

Pardon de ne pas répondre aux comms pour le moment.

Je vais le faire je vais le faire.

En attendant merci :)

J'essaierai de faire mieux demain.

Ah si un truc, je rajoute prolog ou lisp dans la liste des langages potentiels.

 

 

25 mai 2006 :

Pensées dès le réveil :

1) Décrire le fait d'écrire. 5 mots. Faire un schéma.

2) Si besoin d'un objet pour approfondir les vertiges de la réflexion, décrire le fait d'écrire "décrire le fait d'écrire"

3) Ecrire un programme est aussi de l'écriture.

 

Schéma du 1)

 

 

Je paufine :

 

 

 

 

Il y a un temps fou que j'avais cette image en tête... comme une rengaine, un leitmotiv

C'est marrant de la voir naître...

 

 

26 mai 2006 :

Grammaire

Nous y voilà donc partis.

Sujet horrible.

Ho

rrible

Tu comprends ? c'est un truc hypra-over-chiantissimesque comme... je sais pas moi, regarder la roche s'éroder par exemple.

Mais bon...

L'ordinateur parle en binaire n'est ce pas et bon voilà quoi, on regarde des films dessus. On lit pas le binaire du film.
Oui mais il y en a qui se le sont tapé au début.

Donc, extase nous voilà : la grammaire...

comme je suis très fainéant, donc potentiellement très bon programmeur, je suis allé sur wikipédia, et j'ai tapé "grammaire française"

et ils disent ça :

Dans la langue française, certains mots sont variables, suivant le contexte. Il est donc important de bien connaître les règles de grammaire qui gouvernent ces changements pour s'exprimer correctement, tant oralement, que par écrit.

Les mots variables, en français, sont :

Les mots des autres catégories sont (presque) toujours invariables :

bonheur bonheur...
Comme tous ces mots clés ont des liens, je vais partout...

je mets tous les articles les uns à la suite des autres, dans cet article : http://www.u-blog.net/blownblue/article/grammaire1

Prise de tête, arbre immense à élaguer, le ferai plus tard.

 

 

27 mai 2006 :

Aujourd'hui, je me suis perdu. J'ai surfé, j'ai cherché, je me suis égaré, je n'ai pas appris grand-chose pour me faire avancer. Mais c'est typique : j'avance dans le bordel. Je m'attaque à des sujets qui me dépassent de beaucoup.

L'errance d'aujourd'hui a donné ceci : http://www.u-blog.net/blownblue/article/errance

 

 

28 mai 2006 :

Bien sûr, je pourrais toujours prendre la phrase comme unité non de base mais de travail,
entre les lettres et le texte.

Je pourrais dégager des schémas de phrases types
et les remplir avec des mots grammaticalement identifiés.

Et les mots je les prendrais non dans un dico à faire
mais un dico déjà fait comme il en existe sur le net
avec des requetes vers ceux ci et des extractions d'informations adéquates.

Il faudrait ensuite tisser des réseaux de champs lexicaux entre les mots
pour orienter un peu mieux le sens.

Le fameux sens.

Mais tout cela marcherait à l'envers :
quand un homme prend la plume, il ne se dit pas,
hormis peut-être en faisant un poème, parfois, et encore,
il ne se dit pas : "je vais écrire tel modèle de phrase,
et la remplir avec des mots grammaticalement adéquats."
( A la réflexion, Hugo me contredirait peut-être )

Non, il a une chose en tête et il la décrit avec ses mots à lui,
suivant une forme de phrase qui prend la forme qu'elle prend.

Du moment qu'elle est correcte et assez intelligible, ma foi,
la forme de la phrase on s'en fout un peu.
A part chez les obsédés du style...

Sans doute y a-t-il deux écoles,
celle du style où se coule le sens,
celle du sens que le style suit.

A penser....

( quelques minutes de réflexion, et puis le comm de Lio, plus tard )

J'avais créé un mot avec un pote il y a environ deux ans, à savoir l'inaboutisme, et nous avions écrit deux textes, lui un classique  et moi  un autre, programmé , en l'honneur de cette notion qui célébrait l'inachèvement comme nouvelle forme d'art ( sans trop de sérieux quand même).

Aujourd'hui, au vu de l'importance et de la qualité très floue et diffuse des notions auxquelles je suis confronté pour ce projet, je me dis que cette attitude n'est pas si bête. Seulement, inachèvement ne veut pas dire renoncement.

En effet, bien que le projet ne puisse aboutir et atteindre la complétude, on peut quand même mettre en place quelque chose et le perfectionner au fil du temps qui va suivre.

Le tout est de déterminer le point d'inachèvement du système et la manière de lui permettre de se perfectionner lui-même.

Donc de mettre en place un système. J'ai donc un système à définir soigneusement.

D'après le schéma du 25 mai, il y a 3 entités interagissantes dans le fait d'écrire : le langage, l'être humain, le monde.

Ensuite je suis entre 2, voire 3 chaises,  ou bien :

1) le programme reproduit un être humain écrivant, et c'est pas gagné car il faut définir un être humain au préalable. Vas-y pour la gageure.

2) le programme reproduit des phrases grammaticalement correctes sans se soucier pour le moment du sens

3) le programme reproduit l'intéraction entre les 3 acteurs de ce système. Ce qui implique le 1) et le 2), avec en plus une reproduction du monde, ou un schéma général permettant de l'explorer au fil du temps.

le 1 et le 3 étant bien trop complexes pour l'heure, je me rabats sur le 2 : la production de phrases grammaticalement correctes en suivant ce que j'ai décrit ci-dessus, à savoir

1) Prendre la phrase comme objectif de construction.

Le programme va donc écrire des phrases, une à une.

2) Dégager des schémas de phrases types
et les remplir avec des mots grammaticalement identifiés.

3) Prendre les mots non dans un dico à faire
mais dans des dicos déjà faits comme il en existe sur le net
avec des requêtes vers ceux ci et des extractions d'informations adéquates.

Enfin, afin de respecter cette impérieuse nécessité de perfectionnement, au moins

4) Tisser des réseaux de champs lexicaux entre les mots
pour orienter un peu mieux le sens. ( honnêtement, à l'heure où je vous parle, je n'ai aucun début d'idée du comment on fait ça )

L'être humain et le monde étant à définir à part et ultérieurement, et à assembler à ce qui sera déjà fait, j'espère, ensuite. Cela sous peine d'échouer suite à un raisonnement sans fin sur un nombre incalculable de notions. Ce qui ne veut d'ailleurs pas dire que la grammaire et la structure de la phrase n'ont pas leur complexité bien à elle...

Ça avance...

Ce que dit Wikipédia sur la phrase :

Phrase

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

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En grammaire, une phrase peut être considérée comme un ensemble autonome, réunissant des unités syntaxiques organisées selon différents réseaux de relations plus ou moins complexes appelés subordination, coordination ou juxtaposition.

D'un point de vue acoustique ou visuel, cependant (c'est-à-dire, aussi bien à l'oral qu'à l'écrit), la phrase apparaît comme une succession de mots (de même qu'un train apparaît comme une succession de wagons).

  • La phrase possède une unité sémantique (ou unité de communication), c'est-à-dire, un contenu transmis par le message (sens, signification...). Ce contenu se dégage du rapport établi entre les signes de la phrase, et dépend du contexte et de la situation du discours : chaque phrase a sa référence. Cette référence résulte de la mise en rapport avec une situation, même imaginaire, de discours. Selon Roman Jakobson, le mot seul n’est rien. Il ne se définit que par rapport aux autres éléments de la phrase.
  • Il faut remarquer que le sens ne dépend pas seulement des mots (aspect lexical). L’organisation grammaticale y est aussi très importante : c'est l'aspect syntaxique. Normalement, la syntaxe ne dépasse jamais les limites de la phrase.
  • Au-delà de la phrase, il existe cependant la grammaire de texte. Celle-ci étudie les énoncés (écrits, paroles, discours¬Ö) composés de plusieurs phrases enchaînées, avec, notamment, leurs connecteurs (adverbes permettant la transition logique entre les phrases d'un énoncé) et leurs représentants textuels (mots renvoyant à d'autres mots de l'énoncé). À la frontière de la morphosyntaxe, la grammaire de texte permet d'accéder à d'autres disciplines sortant du cadre de la grammaire stricte : littérature, stylistique, rhétorique, philologie, etc.