Il a dû mourir un peu. Trop vivant sans doute. Icare aux jambes entrecroisées de silences, de quelques cimetières, et de vagues d'âmes qui remontaient jusqu'au coeur, du ciel, libidineux s'écoulaient quelques drames que la cacophonie déclenchait comme des foudres surfant aisément sur la langueur d'onde étrange de ces crépuscules boréaux, qui s'étaient trompés de rendez-vous, pour leurs dents de paysages agrestes.
Il douçait calmement ses rêves de montagnes éveillées, gai huron gay branché sur le haut voltage des piqûres.
Et le réalisme était hideux, mécontent de ces pensées qui couraient à leur porte, déchiquetant la serrure, rhabillant l'interdit bouclé à double tour, d'une ouverture sur le néant.
La trame de ces conseils au sang acide tourné en boucle jusqu'à la fièvre de ce bon à rien, qui aurait dû remercier la vie de l'avoir laissé danser ainsi jusqu'à cette matérialisation de la mort d'ailleurs, cette trame, plaine d'arbitraire qu'aucune loi ne dévaste, que le silence déploie en repas amaigri par la rage de la gueule rugissante de la peur, cette trame s'allongeait pour dormir dans un conflit entre la pyramidéalité. Aplatissement des fonctionnalités.
La paix, le bon coeur, et l'étude des équilibres s'étaient gonflés d'aurore orangée par le coup d'oeil solaire du ciel bleu pâle, mais la tenture vert roi, pauvre pomme, de ce temps qui tourne en rond comme la pensée avait jugé indélébile que la course de la monotonie s'arrêtât là.
Ensuite la conscience ailée de diablotins immatérialistes l'avait dû redresser de son sommeil, ou de son rêve diurne et enfiévré, comme on voudra.
Des barres d'acier voltigaient un peu partout dans sa démarche et tout autour de lui, vent de lois.
Il paraît que c'est le temps du retour à l'ordre, à la tradition, et à la bonne conscience éclairée qu'on ne reprendra plus à se laisser engoncer dans les moeurs dissolues de ces fous à l'envers qui pensent d'ailleurs. Ils veulent la scène, qu'ils dansent. Qu'ils déchirent notre chorégraphie avec des rires moqueurs. Qu'ils disent la même chose de nous, il est un état ou l'observateur et l'observé ne sont qu'un.
Le vol nuptial consumé depuis longtemps, errant dans les ruines d'un marais plus maladif que les égouts de Paris, son couple attendait une nouvelle fixité.
Le langage des orgueils devait être transporté ailleurs, encore ailleurs, pour combien de ruine encore.
L'enfance cadrée dans un violon, l'archet vocal transportant ce corps de sangles jusqu'à son succès ultérieur. Tu ne sais pas jusqu'à quel point ici on est travaillé. Notre forgeron Vulcain se concentre tellement que du nectar de ce dieu coule de son corps jusqu'à l'agenouiller par la disparition.
La pensée est totale et non anéantie quand elle n'est plus régimentée par une volonté focalisatrice, efficace, pragmatique, aux ongles acier, en biseau.
Il avait réussi, à penser (être) différemment, mais le chaos des divisibilités infinies avait émietté sa gueule, comédies des pleurs, failles de la passion ultérieure.
Nous sommes une soudure sublimée entre deux néants, cycliquement submergés, investis, incarnés par notre avancée d'assemblée indéterminable.
Nous sommes donc de temps à autre un néant entre deux soudures sublimées.
Quand la marche est synchronisée, le néant est enjambé, l'appui sur les soudures. en espérant qu'elle ne cassent pas au prochain pas, comme il est inévitable, mais plus rare...

Néant enjambé en djembé... Mission d'humain accomplie.