Impossible à écrire. Ok.

Dire bonjour à ce coeur qui parlera les mots qui trouveront chaque bon lecteur au bon moment pour lui dire, inspirer, la dalle où poser l'esprit.

Démesuré.

Comme toujours.

Mais je connais le miracle, il passe par là.

Mes milliers de mots s'écrasent sur les murailles. D'autres millions avancent le monde quelque part dans la Vérité. Avec tous ces meurtres.

Car c'est une fouille, et une faille, qu'il est convenu de comprendre en train de contredire en permanence.

Il est impossible d'entendre ce que je vais te faire penser.

Tu abandonneras comme moi je me déserterai.

Il n'a pas de point fixe.

Tu peux inverser le texte, mais ici ou là, telle une acrobatie, une danse de l'inertie, à peine détectable et régulant l'Univers.

Les formes ici n'ont pas de forces. Aucun diable, seulement des obstacles.

Ces phrases chavirent toutes, mais pas complètement.

Il n'y a pas d'intellect qui tienne. Il n'y a pas d'émotion qui ne fuse. Point.

Le multisens sévère, la relativité des mots dans les époques, les lieux et les êtres, destructurent toute animosité de cohérence.

Je tombe de partout.

Je décris un esprit semi-chaotique, je devrais cracher un monde, le nôtre. Mais on n'est même pas sûr de son (in)existence.

Diluer...

J'ai tué le Livre, mais je ne suis pas un Livre !

Je parle aux feuilles. Foeil.

Je suis un blog, je me réserve le droit de me modifier en cours d'écrupture. Quand.

Des champs ondulatoires de pensée électrifiée. Mais tu n'as pas de pensée. Pas de thune à penser, juste des pensées.

Un fait précis, ok.
Impossible.

Cyanoptique............................................ - - - - - - - - - - > ouais...

Un fait précis, dis un mot manant !
Inventer un fait précis.
Madagascar...
Je me suis souvenu là-bas, à 15 dans le taxi aux roues écrasées. La terre beige.

Regarde bien le dico des noms communs, il n'a aucun mot précis, seulement du générique, pour penser les blés murs, où dégouline le sang, le sens.

Un soleil bordeaux, et la plage en vair, contre tous.

Tu décroches déjà, cache-toi tu n'as pas d'espoir.

Espèce de villosité péristaltique ! Fascinant décor.

Attente à Thouars, en gare désargentée.

Ne dis pas que c'est fascinant, ce n'est que douleur. Aux mille yeux en peur.

Je m'édifie d'instants...

Nos humanités ne s'enclenchent guère, on ne vivra pas ensemble. On doit toujours tenter quelque chose.

Une autre apothéose. Tu trouveras. Les énigmes qui me doivent le sang.

Aucune gare n'est déterminée. Aucun valhalla, comme dirait l'alun quand il protège des fuhrers.

Si tu savais tous les morts passés, tous les vivants présents que couve mon crâne, c'est à planer avec des ailes d'humanités impossibles, et mobiles.

Je décollerais avec des larmes tellement le monde est beau parfois.

La guerre des fleurs est toujours une guerre.

Tesla d'ohms.

Injecte les patrons de la literie de cette belle qui dort chercher des couvre-lits particuliers, qui voyagent, dorés, bordeaux...

Je connais Roman Jakobson.
Et puis Zipf aussi.
Prétentieux ? Non orgueilleux, jusqu'à se détruire l'orgueil.
Il en faut de la paix pour en arriver là. Il en fout plein la vue.

Il te déglutit, il te tourbillonne. J'ai croisé Pasolini cet après-midi qui me disait que l'hédonisme est la plus parfaite des dictatures profilées.

un fait précis : on est le 3 novembre 2005, et aujourd'hui il est 23h12. Je vois monter les mots extrêmes dans les discours de la normalité : propagande, fascisme. Tu crois que j'ai rien senti, avec cet air en plastique dans mes poumons banlieusards.... temporaires....

Je n'habiterai pas la lune, il y a un discours social qui ne me plaît.Guerre là-bas. C'est mon p'tit E.T qui me l'a dit. Il a grignoté mon bulbe pour me le précipiter dans un tube à essai.

Je ne suis même plus un produit de l'histoire, juste le ratage d'une expérience non-gouvernementale mentale...

Tu ne peux plus dire que tout est déjà dit, car tu l'as déjà dit. Lol.

Tu sais j'ai étudié la ponctuation avant de venir ici. Dans ce bleu qui ressemble à cette nana, là, chimène, clymène, clito, clito tendre, clitandre, pardon je mets mes gares n'importe où, je mollis, erre; je l'ai entendu ce matin, le prof de la fac parlait de Ronsard, et la jalousie de cette meuf qui avait la taille, la jalousie pas la meuf, de l'océan. Bleu. Rien à voir avec ce don je parlais d'ailleurs.

T'as vu la fusée, elle a.

Pas besoin de finir les phrases,

d      commencer ou de les remp ir non plus, tout est tombé dans le clitoris de Clitemnestre qui est passée par la fenêtre avec ses sabots de Lucie, fière, quand elle décorait la savane de ses fientes. Elle n'avait aucune idée du nihilisme du futur. Dégoupillé, celui-ci avait l'efficacité d'une société.

Tu génocidais d'un missile cerveau-cerveau avec la vitesse d'un bisou sur la tempe.

Je n'ai pas le temps je fonce. Je n'ai pas le temps, je m'en suis voulu, volé moi-même. Je n'ai pas le temps. Je n'ai pas le TEMPS !

Dilué...