Aucun trouble. La paix des élytres...
Une paix,
Un cycle.
Frappe la donne, donne 12.
Superstition, prix.
Fièvre.
Rose eau...

Roseaux...

Je suis un insecte qui joue au poker auprès de l'eau paisible.

Gare chamanique...
ce dessin...stop.
Mensonge.
Nous prenons...

Prends.
Une chatte.
Une chatte.

Sourd l'aveugle. Tracte-moi d'essenciel. Homère.
Homère entra...
S'assit...
Toge blanche, barbe blanche.
Deux larmes à deux sous de l'imaginaire.
Quel...
...Gouffre...

_"Hey Homère, tu sais chez nous, les jeunes ils brûlent la banlieue"
Comprenait rien le Homère. Simplement tourné ses yeux blancs vers moi.

Et alors moi et le grec ancien, ça fait deux.

Comment décrire l'état d'esprit... J'ai vécu tant de néant. Et là... Le poids de mes centaines de milliers de minutes sur-vécues...Les millions d'ambiances contradictoires, les années... Et puis lui là... maintenant, qui se pointe avec son iliade imbuvable et son odyssée interminable... et moi qui peux même pas pisser des lignes mécaniquement jusqu'à... faire, même pas quantitativement un putain de bouquin de mes couilles ! ALORS QUE CETTE PUTAIN DE SOCIETE EN DEGUEULE DES MILLIERS PAR AN ! Et Tout ça pour des banlieues qui brûlent... Et des dizaines d'enfants qui crèvent de par le monde à chaque heure qui passe ( vous pouvez compter, c'est ce qui se passe ) parce qu'ils n'ont pas...parce qu'ils n'ont pas. Point barre. Ils sont simplement et ça n'a jamais suffi, nulle part et en aucun temps dans aucune société. Quel néant de signification  tout ce merdier... C'est à chialer...

L'Iliade c'est des noms de tribus qui se charcutent sur des pages et des pages et des pages avec leurs épées et dieu sait quelle connerie encore, c'est n'importe quoi.

Ses yeux n'étaient pas blancs, c'était du feu. Du feu des origines. Une incandescence hiératique de calme...

On ne sait pas d'où on vient. Ce n'est pas faute d'avoir essayé mais on n'est sûr de rien.

On ne saura pas où on va puisqu'on a le libre-arbitre pour justement décider, au moment x, où on doit aller. Pour être... et continuer sans fin... jusqu'à ce qu'on sache le fin mot de toute cette... chienlit de savoir, d'évènements, d'émotions, de choses...

J'avais envie de me foutre de la gueule d'Homère devant lui. Un truc du genre :

_"Hi hi hi il est content Rosco hein... Gazou gazou gazou"

N'importe quoi vraiment. Les jeunes de maintenant tu leur donnes du caviar, ils ne le mangent pas, ils pissent dessus.

Fils de pute.

Je suis plutôt pacifique dans la vie, mais ce néant, permanent, indestructible, insoluble, m'échauffe les sangs.

C'est comme une puissance folle qui tourne à vide. Moi comme le monde.

Almerys me suivait dans l'escalier. Elle me voyait en contre-plongée parvenir jusqu'à la lune. Du palier. :) Je suis un "grand cadavre" ( expression paternelle ) costaud et voûté qui tel une armée d'Atlas monte les escaliers de Sysiphe en portant des mondes sur ses épaules et qui n'aura de cesse de les porter à bon port, avec des mots, des mots, des mots...

Shakespeare sortait de son appart quand on arrivait. J'allais lui foutre un trempe mais Lio et Dante traînaient dans l'air, véridiques.

A Dubaï les esclaves ( doit-on dire les déportés ? ) du néo-libéralisme dépensaient leur vie pour que Brad Pitt et Angelina Jolie aillent roucouler tranquille dans le seul hôtel 7 étoiles du monde ( oui j'ai regardé Envoyé spécial sur la 2, et la chronique people de Yahoo si vous voulez tout savoir. )

En Inde, le 14 novembre 2005 une enfant âgée de 2-3 jours est morte d'une infection du coeur qu'elle avait sur la main à la naissance, ses parents n'ayant pu payer l'opération.

Aurora arrive soudain à ma hauteur, me traverse, créant du verbe :

"_Il entra dans le morbide où l'attendaient de "courts j'eus" corps-circuités.
La machine à hacher lâcha et vomit ses dernières paraboles en vase clos. Inaudible.
Un palmipède qui s'était cuité s'en vint le dire aux cent-vingt qui restaient.
Ils reprirent la route.
Celle qui monte des tombes au ... "fier(m)amant" de la voix lactée.
Plus rien n'était impossible.
C'était une belle nuit d'hiver."

J'allais répondre mais elle disparut aussi sec; Cats apparut ( comme une fleur :D ) et sans me laisser le temps d'émerger dans un rêve ou une pensée ( toujours des fleurs les pensées ) :

"_J'ai vu la fusée, elle a. Tu as raison et il y a du monde , et ce monde là dedans, il neige du bleu par les hublots, le soleil vair s'éclipse pour offrir à la Cendrillon d'un samedi soir des pantoufles qu'elle gardera, un peu plus longtemps cette fois, elle a grandit, tout ne disparait plus à minuit.
L'esprit ruisselle sur le toit, rougissant chaque tuile, les larmes finissent par passer dans la gouttière, longue descente pour se fondre enfin dans la terre et fertiliser chaque pensée à germer, chaque germe à panser, chaque cerne à creuser.
Ecoute, tu entends ce que tu me fais penser? Rien n'est jamais impossible, même ce qui le semble. Même ce sang bleu qui s'écoule des nuages dans les odeurs de ta banlieue qui brûle. Même ce sens unique à prendre à contre cinq sens, voire six.
Il pleut des étoiles de cahot, des météorites de temps qui passe trop vite, longue trainée de lumière au firmamant de l'écrivain miraculé."

Terpsi cherchait encore la sortie de ce labyrinthe à la gravitation changeante et... elle cherche encore; bientôt elle défoncerait suavement les murs du langage avec des coups de tatane bien senti. Elle cache son jeu la Terpsi :)

A, elle, ne vient jamais.

Puis la lune se mit à parler (!), d'une voix d'outre tombe, minérale et distordue, mais juste, très juste :

_"Il serait dommage qu'il y ait un point fixe, quelque part. Cela serviliserait l'infini. Hapax asservi."

Oh.

P :

_"J'ai perçu que tu frôlais a distance une partie de vérité qu'on écrira jamais, l'écriture dune réalité faussée, c'est quand meme une réalité que d'écrire l'irréalité réelle pourtant, enfin une partie de l'irréalité, enfin c'est un peu mêlant d'écrire comme ca en mots, mais, tu t'es bien débrouillé.

J'ai eu juste eu le temps de dire merci P, j'espère bien :) que le chouka intervint, après une image subliminale de Mays, puis de Marie, puis de Lily, qui arborait un petit scarabée sur le doigt... :

"Tu te défends bien ! vas-y vas y c'est bon tout n'est pas mort, fonce dans le tas !"

Tu as raison Chouka, c'est ce que je fais. ça demande juste un peu de... rassemblement...

Soma ne disait rien, elle observait... sourire en coin, Panthère trouvait que ça manquait de musique, pendant que les 4 vents me soufflaient :

"_Et puis tu es dans le bouquet de coeur d'une très belle fleur..."

:)

La hyène remonta de dieu ( Olivier en l'occurrence :) sait quelle profondeur avec Maurice au bras et les voilà qui me lancent des énigmes hiéroglyphiques :

Maurice :

"Administration kafkaïenne aux pattes palmées, ses mots se jouent de nous, la froidure du lac gelée gagne nos genoux étalés. Levons les yeux vers le ciel, blue. Vivons nous dans la possibilité de l'impossible?...krrrrrr...frrrrr...brrrrr...Que les bruits des machines cassées se suspendent à tes maux qui sont un peu les nôtres. °-)"
Et Hyène d'infirmer : _"non plus

non plut

non mais oui

ah ben quand même !
ben oui
ah bon ?
puisque je te le dis !
tu es sûr(e)
certaine !
alors oui
oui, oui....."

Justemoi conseilla un peu de repos sans report à Hyène ( lol ) et à moi parce que tous ces mots commençaient à nous faire fumer la tête. Rose noire indiqua que ce n'était pas grave puisque tout était éphémère, pourtant Elisa confirma à voix basse la douleur ancienne :

"_S souviens nous
S, Ô S
Ne nous laisse pas ensevelir
le meilleur pour le pire
S, Ô S,
Souviens nous du bonheur
Pour que cesse la douleur.

Et dans son oeil, un reflet poétique déclara :

Celle qui commande au cerveau
De s’éclipser ou de parler des signes,
De l’opale, de la neige, des carbures de la nuit
Ou bien des pluies des plaines qui coupent le matin,
C’est pour cela que je t’écoutes
Toi, qui espère le crachin des vents aux jours qui s’organisent,
Comment ne pas s’interroger
Sur le pourquoi de ce zigzag - brusque -
Du vol des moineaux dans le ciel argenté,
Temps d’amour des autres,
Pour que le plaisir d’y aller soit plus touristique,
« J’irai au fond de moi dans la souffrance du désordre »,
Cette saison des trêves qui s’absentent
Et dure dans la consolation des silences et du doute,
Peu d’oiseaux, pas de chat,

La peur de se croire déjà en hiver,
Ou le bonheur encore - souvent -
Fascinant de se rencontrer¬Ö

Et la belle fille d'à côté, finalement d'indiquer : tout va bien Blown : c'est possible.

Chaleurs...

Aurora, Soma, Xioix, Cats, Hyène, Maurice, Chouka, Elisa, Olivier, Lio, Panthère, Reflets, Mays, Terpsi, Syp, O4vents, Lily, A, P, Marie, La fille, Rose noire, Genetiquementagressive, Justemoi, là, par hasard... Je voulais vous dire; ça fera un an le 26 que ce blog existe, je communique avec certains d'entre vous depuis quasiment le début; et je dois vous dire qu'il est très étrange, voire anormal, de sympathiser avec plus de gens qu'il ne m'arrivera jamais dans la vie... et de ne jamais vous voir. Chacun a sa communauté ici, suivant les liens tissés, et chaque communauté évolue avec les départs et les nouvelles arrivées. Vous êtes actuellement la mienne. Vous êtes des amis, proches. Loins. Un an avec quasiment pas d'accrocs et pas moyen de voir... la réalité... de vos visages... de vos vécus. Et je vous promets qu'à long terme, inconsciemment, il y a un truc... qui déconne. Parce que vous êtes de fait ( et de fête ) dans mon esprit régulièrement, voire quotidiennement, vous me donnez... de l'humanité, mais... mais... voilà quoi : le mur du virtuel. Alors que l'on ne l'est pas, virtuel.

Il y a un bug dans ce système non ?